Impulsivité et précipitation ! Quand la machine s’emballe !

J’ai passé beaucoup de temps à analyser mon bredouillement et j’ai pu constater plusieurs grands thèmes qui le caractérise. L’un d’eux est le combo impulsivité et précipitation qui à mon sens vont de pair. En effet, je ressens souvent ces sensations dans tous les aspects de ma communication.

 

Que dit la théorie 

Dans la définition du bredouillement proposée par l’association Parole Bégaiement (www.begaiement.org), la notion de précipitation est abordée

« C’est un trouble du flux de la parole caractérisé par un débit précipité, excessivement rapide et irrégulier…. »

En ce qui concerne l’impulsivité, nous pouvons retrouver quelques lignes dans le très complet mémoire de Mme Nolween Perceval nommé « Le bredouillement : Enquête auprès des orthophonistes en vue de l’élaboration d’un site internet », page 12 (voir section « ressource »)

« les personnes qui bredouillent sont souvent décrites comme impulsives, négligentes, irréfléchies, impatientes, étourdies, désorganisées, et émotionnellement instables… »

Pour finir, prenons la définition de l’impulsivité selon www.Larousse.fr

« Qui agit comme sous la poussée d’une force irrésistible, en l’absence de toute volonté réfléchie »

 

Mes interventions impulsives

Lorsque j’écoute mon interlocuteur, j’ai souvent une grande envie de l’interrompre pour absolument placer un mot, mon avis ou n’importe quoi d’autres. J’ai cette impulsivité qui me pousse à le faire et je me précipite dans le dialogue sans réfléchir. La plupart du temps, la chose que je vais dire n’est pas toujours très pertinente, n’apporte pas grand chose à la discussion ou est irréfléchie. Ces moments peuvent me pousser à bredouiller.

J’ai énormément d’exemple en tête mais je vais vous en citer un qui m’a marqué.

Lors de la soutenance de mon diplôme de commerce, j’ai fait 30-40 min de présentation de manière très claire et structurée. Cependant, dès qu’ils ont commencé à poser des questions à la fin, j’ai formulé des réponses en me précipitant et sans réfléchir ce qui m a poussé à bredouiller. Les professeurs ont souligné ma bonne présentation et également mes réponses un peu bancales par moment. Ils ont dû en tenir compte dans la note finale. J’ai finalement eu une note très correcte mais j’ai passé du temps à essayer de comprendre ce qui m’avait pris à ce moment. Certains vont dire que cela était lié au stress mais pour être honnête, je n’étais pas du tout stressé à ce moment.

 

Gérer l’impulsivité et la précipitation

Il est évident que toutes les personnes impulsives ne bredouillent pas et vice-versa mais chez certaines personnes comme moi, ceci nous pousse à bredouiller. Là et toute la différence car je n’arrive pas à me faire comprendre.

Pour tenter de gérer ces moments, je me suis essayé au yoga, relaxation, méditation et respiration ventrale. Je dois dire que ces derniers ont des effets positives sur mon comportement. Je peux directement sentir une gestion plus contrôlé de ma parole et de mes actions en générale. La cohérence cardiaque fait partie des techniques qui marche le mieux pour moi (inspiration par le nez en 5 sec. et expiration par la bouche en 5 sec le tout durant 5 min)

C’est selon moi l’un des piliers de de la gestion de mon bredouillement. Par contre, mes différentes expériences m’amènent à dire que cela ne suffit pas. Le bredouillement semble être un trouble assez complexe et vicieux qu’il convient d’attaquer de plusieurs axes différents. Le contrôle de soi semble faire partie de ceux-ci.

J’aborderais d’autres thèmes dans d’autres articles en essayant de décortiquer ce trouble.  Je pense qu’il faut voir le bredouillement comme un comportement général (façon de vivre, de penser et d’agir) plutôt qu’un trouble isolé. Cela va prendre du temps…

Partager l'article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Laissez un commentaire